Un baiser.

17 novembre 2007 15:37
 
 

Jouer son avenir sur un baiser.

Juste la rencontre de vos lèvres, ou baiser passionné.
Votre peau qui s’effleure, ou vos corps qui s’étreignent.
Un baiser « comme ça » ou un baiser « à suivre ».
L’embrasser pour elle, ou plaisir égoïste.
Réactions instinctive ou mûr réflexion.
Baiser regretté…

Non jamais regretté, quoiqu’il arrive ne jamais regretter.
L’embrasser c’est tout.
L’embrasser par pulsion, par simple désir.
Juste le bonheur si court de ce contact éphémère.

Pourquoi demander plus ? Juste un baiser.

Humeur: Distrait

Le choix

17 novembre 2007 11:51
 
 

   

Ce bruit métallique de serrure qu’on tourne, le bruit de tes semelles sur le sol qui résonne dans mon appartement vide.

Je laisse la larme glisser entre mes paupières closes, je la sens qui roule le long de ma joue et qui s’écrase sur mon oreiller. Je t’entends déposer les clés sur le guéridon à coté de la porte,

Le froid s’engouffre d’un coup dans l’appartement si vide, si grand, un vent glacial, dans mon dos les frissons se forment, ton ombre se découpe sur le sol, je la regarde se dessiner doucement, s’agrandissant au rythme de la porte que tu ouvres. Je sais bien ce que cela veut dire.

Je sais que tu t’en vas, je sais que tu pars, que jamais plus nous ne serons ensemble, que jamais plus je ne sentirai ton corps contre le mien.

J’aimerai me lever, et te ramener sous les draps. Te faire l’amour une fois de plus, comme s’il n’existait que nous, t’aimer de nouveau et m’enivrer de ton corps, te sentir frissonner contre moi, subir les caresses de tes mains, et les griffures de tes ongles, entendre ton cœur s’accélérer, t’essouffler encore et encore, laisser mes doigts courir sur ta peau, ma bouche se perdre dans ton cou, te dire je t’aime dans un souffle, et te le répéter jusqu’à ce que tu n’entendes plus que ça.

Mais je reste là, allongé sous les draps, seul et frigorifié, mes doigts se serrent dans le vide, les larmes ne s’arrêtent plus de couler, tu sembles déjà si loin, j’entends pourtant le frottement de tes vêtements lorsque tu te retournes pour me regarder, je sais que c’est l’instant ou jamais pour te demander de revenir, je sais que c’est maintenant. Mais je n’en fais rien, un bruissement encore, et la porte qui claque. Je suis un homme seul dans un lit froid.

Tu es partie, jamais plus nous ne serons ensemble, jamais plus toi et moi.

J’aurai tant aimé que tu reviennes.

Les larmes coulent toujours, il fait froid, si froid, je me sens seule, je ressers mon manteau, la nuit meurt peu à peu sous le soleil levant. J’aurai tant aimé que tu te lèves, j’aurai tant aimé que tu m’empêches de partir, que tu quittes ton lit pour me serrer dans tes bras, me réconforter, partager ta chaleur et t’offrir à moi comme à jamais je serai à toi. Jamais plus toi et moi.

 

Il est trop tard pour cela.

Humeur: Apeuré

Pour elle... Merci.

16 novembre 2007 21:40
 
 

Depuis des heures la même chanson emplit mon appartement. Elle passe et repasse, abreuvant mon esprit de ses paroles. Et chaque fois c'est ton image qui parvient aux portes de mon esprit.
J'ai pourtant connu d'autres femmes depuis toi, investissant leurs corps et leurs vies, charmant comme tu le disais toi-même "moi seul sait le faire". J'ai même cru récemment pouvoir m'offir entièrement à nouveau, prendre un nouveau départ, m'ouvrir de nouveau à l'amour.
Cette mélodie pourtant me rapelle à la réalité. C'est ton visage, et uniquement ton visage que je vois dans mes rêves enfiévrés.
C'est toi qui apparait lorsque je lis, entend, prononce le mot: Amour.
C'est toi qui hante mon esprit quand je pense au bonheur.
C'est toi qui habite mon âme quand je pense à deux corps qui s'enlacent.
Lorsque j'offre mon corps à une autre, que leurs ongles s'enfoncent dans ma chaire alors que leurs lévres prononcent mon nom, que dans un soupir je les entends s'éteindre, sourir aux lévres, s'endormant comme un chat repu au creux de mes bras, leurs corps vibrant encore de désir, profitant de la chaleur de mon être, c'est toi que j'attends.
C'est ton corps que je veux tenir contre le mien, c'est en toi que je veux me perdre et m'oublier, c'est à toi que je veux me donner entièrement et sans concession.
Cela fait plus de 6 mois maintenant que nous avons enterré notre relation. La tête baissée, le dos rond, j'ai accepté et ravalé mon orgueil. Tu n'étais plus, et tu ne seras jamais plus, mienne.
Alors pourquoi aujourd'hui encore, je ne peux, et n'arrive à penser à une autre comme je pense à toi?
Pourquoi il ne me vient pas à l'esprit que je peux de nouveau ne faire qu'un avec une autre ?
Bien sur je m'offre aux femmes qui traversent ma vie. Je leur offre le bonheur éphémère d'un amour passioné, je les fais se sentir femme, elles se donnent à moi sans concession, et je leur offre le plaisir instinctif, la jouissance de l'instant. Mais toujours le spectre de "nous" plane et jamais je ne leur appartiens.
Je garde toujours une part de moi, enfouissant mon propre plaisir, enfermant mon coeur, car au fond il n'est qu'à toi.
Un jour je me souviens t'avoir dit "je t'offre ma vie car je n'ai que ca". Ces paroles étaient donc si réalistes que ca ?
La chanson continue d'envahir l'espace vide de ma chambre, et j'essaye vainement de la rapprocher à d'autres personnes. J'essaye désespérément de lancer mon esprit vers d'autres femmes que je connais et que je cotoie, des femmes qui me plaisent, et m'attirent, avec qui je joue, des femmes que je charme, malgrè moi parfois, des femmes qui ont traversé ma vie et pour certaines partagés mon lit. Mais je n'y arrive pas. C'est ton visage qui s'impose de lui-même. Ton regard qui arrivait à me faire taire dans l'instant, ton sourir désarmant qui faisait fondre ma détermination aussi facilement que le soleil anéanti toute trace de neige, tes cheveux qui caressaient mon corps lorsque tu m'offrais tes baisers, ton parfum qui au réveil emplissant la pièce éveillait mes sens. Je revois ton corps parcouru d'un frissson et mes mains se prommenant sur ta peau. Je sens encore le goût de tes lévres contre les miennes, j'entends encore ta voix me murmurer "encore", et j'ouvre mes yeux empli de larmes en entendant un "je t'aime" perdu depuis longtemps.
Pourquoi ?
Pourquoi je n'arrive pas à être de nouveau moi ? C'est donc ca aimer sans retenue ? S'offrir sans concession ? Aimer en sachant pourtant qu'il n'y aucun avenir ?
Je t'ai toujours dit que je t'appartiendrai quoiqu'il arrive, et qu'eternellement je serai à toi. Je ne pensais vraiment pas que ce serment résisterait à notre séparation. J'ai cru un instant à tes paroles: "Tu passeras à une autre, et tu m'oublieras". J'ai vraiment voulu, je te promets. Mais constamment je reviens à toi, à nous, à ce qui nous a uni. Comme on ne peut contrôler la marée, je n'arrive pas à reprendre le dessus sur mes sentiments.
Je t'ai laissé partir, conformément à ta volonté. Pourquoi m'y opposer? C'était cela que tu voulais, et je n'ai toujours désiré que ton bonheur. Il a toujours été au centre de mes buts.  Mais je t'ai laissé partir avec un bout de moi. Il est à toi. Je te l'ai offert. Jamais plus je ne serai complet ?
J'ai toujours penser qu'aimer c'était être enfin un. De deux se fondre et renaitre en un être complet dans le bonheur et la plénitude.
Je n'avais pas tort d'un certain coté. J'aime, et je ne suis qu'un. Mais aux lieux de me fondre, je me suis séparé, perdant à jamais un morceau de moi, et comme un navire sans voile j'erre seul dans l'immensité sans moteur pour avancer.
Alors rappelle toi. Les jours où tu es au plus bas, où tout te semble vain, et que tu te questionnes encore sur ce que tu fais ici. Ces journées sombres où tu as l'impression d'être trahie et seule. Rappelle toi que quelque part, quelqu'un t'aime, et t'aimera à jamais. Car si mon coeur bat encore, c'est uniquement pour toi.

Humeur: Imprévisible